La "dynastie" Astor, une famille de notables


Vous êtes ici

Joseph Astor, né à 1778 à Figeac dans le Lot, s’engage à quinze ans dans les armées de la République et participe à presque toutes les campagnes jusqu’à sa retraite comme colonel en 1836. Il épousa une Bretonne, Pélagie Férec, héritière du dernier sénéchal de la baronnie de Pont-l’Abbé, riche négociant en grain ; et s’établit alors à Quimper. Nommé maire de la ville en 1836, il se révèle un administrateur remarquable. À l’issue de la révolution de 1848, il est brutalement révoqué par le nouveau régime et meurt quelques mois plus tard.

Né à Ajaccio en 1824, son fils, prénommé Joseph également, participe à la guerre de Crimée une fois sorti de Saint-Cyr, puis démissionne de l’armée en 1855. Il épouse alors Noémie, la fille du notaire Alour Arnoult de Pont-l’Abbé, propriétaire de Kerazan, et s’installe au manoir. Nommé maire de Quimper en 1870 par le Gouvernement de Défense nationale, il est constamment réélu jusqu’en 1896, date de sa démission pour des raisons de santé. Sénateur de 1890 à 1901, conseiller général de 1877 à 1895, il participe activement à la vie publique de la Cornouaille jusqu’à sa mort en 1901.

Amateur d’art, il se charge de la construction du nouveau Musée des beaux-arts de Quimper inauguré en 1872. Il se passionne alors avec le directeur du musée, Alfred Beau, peintre et céramiste, pour les œuvres d’inspirations bretonnes. Dans le même temps il entreprend également un certain nombre de modifications dans les décors du manoir et commence à rassembler une importante collection de peintures.
La vie des Astor à Kerazan s’ouvre, à la Belle Époque, sur de nouvelles distractions tandis que le Manoir devient un des pôles de la vie culturelle et mondaine de l’époque. Ils organisent des régates dès 1884, qui ont beaucoup de succès, s’entourent d’un certain nombre d’amis artistes et grands hommes politiques bretons.